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Ce matin théoriquement je devais me lever à 7h, pratiquement c’était plus vers 7h30. Je n’y peux rien c’est mon bio-rythme, qui fait que je ne suis pas du matin. Avec un petit-déj dans le ventre et un sac sur le dos, je quitte Bruxelles pour rouler jusqu’à Olne, près de Spa. C’est un trou perdu, mais sympa, il y a de très belles maisons et un centre sportif avec un chalet (!). Le départ est devant le fameux chalet. Avant le start, il y a un mec qui dit quelque chose que personne comprend parce qu’il n’a pas de micro. Je me dis que ça ne devait pas être bien important et de toute façon, il fait beau, je vais bien et je n’ai pas oublié mes chaussures de trail à la maison. D’après son dernier geste il a dit quelque chose comme « allez-y », je ne le comprends pas mais tout le monde se met à courir, donc je cours aussi.

La première moitié passe très vite, il y a des chouettes petits chemins et ça monte et ça descend. C’est rare que ça va vraiment tout droit, mais cela me convient. Dans cette course j’aime bien les descentes, je ne me fait même pas dépasser…ça me change de Sierre-Zinal. Depuis cette course, j’étais persuadé de détester les descente pour le reste de ma vie. Mais là, je me suis réconciliée avec elles!

Avant la première moitié j’ai filmé aussi. Je l’aurais bien mis sur ce blog, mais en filmant je me suis planté et accidentellement arrêté l’enregistrement. Tout un beau texte poétique et des images incroyables sont donc perdu à jamais! Au moins j’ai pu récupéré mon GSM et moi-même.

Sinon j’ai mangé des gels que je trouvais écœurant cette fois-ci. Ils avaient bien marché pour le marathon de Bruxelles, mais aujourd’hui je n’avais pas envie de ces gels. C’est sans doute un peu psychologique…je voulais me fabriquer des gels maison avec des abricots secs et du miso sucré. Mais comme je vous disais plus haut, c’est mon bio-rythme qui a foiré mon plan de faire un trail bio-nature-fait-maison. Au moins j’ai pu testé les graines de chia, comme déjà annoncé dans le dernier billet. Les graines de chia sont digestes, ils donnent la pêche et c’est rigolo de les boire dans de l’eau. Bon, l’effet placebo y est sûrement pour quelque chose…donc à retester sur une autre course. Coté pratique, les graines ne passent pas bien dans la valve pour boire. Donc soit on force un peu ou on dévisse la bouteille et boit avec la grande ouverture.

Après le seul et unique ravitaillement au milieu de nulle part, avec accueil très sympa d’ailleurs. Je suis toujours en forme et je me dit que l’entraînement a quand-même payé. Mes jambes me font pas mal, j’ai le peps et sautille pour descendre et monte comme sur des rails.

Juste quand j’ai une petite fatigue (mais pas envie de prendre un autre gel dégeu), il y a deux personnes qui viennent à ma hauteur et m’encouragent d’accélérer avec eux après la montée. Je discute avec Arlette et son ami Fernand qui viennent de Hasselt. Je leur parle même en néerlandais. Et, ils me comprennent même, sans blague! De tout façon je n’ai rien à perdre, dans les bois de Olne…on ne m’entends pas (avec un accent belgo-suisse alémanique)

Et puis c’est la dernière ligne droite, que je fais avec Arlette. Tantôt c’est elle qui nous fait avancer tantôt c’est moi qui nous rapproche de l’arrivée. On est un chouette team. Fernand a du resté derrière, il avait mal au jambe. Oui, oui, il arrivait pas à suivre deux petites gazelles, c’est sur que ça fait mal à un vrai mec ;-).

On arrive au chalet à deux, dehors il y a deux trois coureurs qui boivent du thé sinon, personne. Dans ma tête je me dis qu’il doit avoir un truc avec l’arrivée que je n’ai pas capté. C’est quand même pas possible que les coureurs doivent faire la file dans le chalet pour dire leur heure d’arrivée. En tout cas j’y vais pas….En partant je comprends: ceux qui écrivent l’heure d’arrivée et le numéro de dossard sont dans le chalet au chaud et regarde par la fenêtre pour guetter en cachette les arrivants!

Conclusion: un trail très sympa, familiale, un parcours intéressant, de temps en temps un peu technique mais pas trop, des bonnes descentes et montées, des beaux paysages. L’entraînement un peu plus assidu des dernières six semaines a complètement payé. Cela aurait peut être été encore plus facile si j’avais pas été un peu malade la semaine passé. Je reviednrai bien l’année prochain pour le jogging à Olne.

Voici ma course sur Garmin. Il y a juste un truc bizarre: je croyais que ma FC max était de 186. Dans ce trail je suis monté, selon ma Garmin, à 203 (!). Soit depuis un an et demi, mon FC max a changé de 17 pulsations (non, c’est pas possible), soit ma FC max a toujours été autour de 200, mais j’ai été incapable de monter si haut pendant le test….mais je crois que la petite Garmin a eu des problèmes de comptage.


3 commentaires sur “Jogging à Olne – trail 21 km – le récit”

  1. Ursula

    un récit super bien, amusant et motivant. Félicitations!

  2. Enca

    Bravo! C’est gai de suivre tes petites aventures :o)

  3. Tess

    Merci Enca! Comme ça tu sais ce que je fais un dimanche matin en décembre :-). Bisous


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