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Vu par une femme, écrit pour tout public…

A priori pas grand chose, me diriez vous , sauf peut-être la souffrance. Et c’est déjà le premier point: c’est peut-être très individuel, mais on pourrait quand même dire que d’avoir mal pendant un marathon, c’est normal, courir 42, 195 kilomètres c’est éprouvant, pour le corps et l’esprit. Mais la souffrance peut être surpassée ou d’une certaine façon acceptée, grâce à des techniques d’auto-hypnose. En d’autres mots nous savons que le moment du mur – des pensées noires – va arriver durant une longue course comme le marathon. On est préparé à ça, on est capable d’avoir le bon discours intérieur, pour qu’on n’abandonne pas, qu’on va jusqu’au bout. Donc la souffrance n’est pas que négative, il en résulte quelque chose de positif: l’arrivée, l’atteinte du but. Pareil avec l’accouchement, ce n’est pas une pathologie, le corps féminin est capable de traverser cette épreuve hors du commun. Là aussi la souffrance n’est pas négative, elle est nécessaire pour devenir une maman et atteindre le but en ayant le bébé dans ses bras.

Mais c’est plus que ça, la parallèle qui m’est venu à l’esprit, en passant sous l’arche de l’arrivée, c’est de ne plus être la même personne. Un (premier) marathon comme un accouchement c’est un genre de rite de passage, un dépassement de soi. Après un tel événement on est plus fort, on a vécu quelque chose d’intense qui reste enregistré dans le corps pour toujours.

Et puis c’est le baby blues… On a mal partout on se dit, non plus jamais, c’est trop dure. Et ensuite un jour…ou quelques heures plus tard on est prêt à recommencer. Il y a même un article qui m’a fait sourire par rapport à ce sujet dans Runner’s World (anglais). Dans cet article récent on parle du PMS, c.à.d le Post Marathon Syndrom. Ce syndrome est très comparable au baby blues, on se demande à quoi bon de courir, déçu du temps, fatiguée, un peu désorienté sans entraînement intense.

Et si tout cela serait juste une question d’hormones?

Des événements physiques hors du commun, comme un accouchement ou un marathon, ne seraient pas possible d’accomplir, sans l’aide des hormones, comme les endorphines, le sérotonine ou l’hormone ACTH. Ces hormones sont capables de nous faire planer, de nous faire subir des douleurs, de même nous les faire oublier et de nous faire continuer jusque au bout.

Si on court lentement, au début d’un entraînement par exemples après quelques minutes l’hormone sérotonine arrive dans le sang. Il nous fait sentir bien. On a envie de courir plus. Et puis on augmente un peu sa vitesse, cela provoque la libération de l’hormone ACTH, aussi appelé l’hormone de créativité. Avec lui on est réveillé et concentré, on peut avoir des idées lumineuses, trouver des solutions à des problèmes. En dernier, la troisième vitesse, c’est les endorphines qui sont libérées aussi connues sous le nom de « runner’s high ». Pour que les endorphines soient libérées, il faut courir plus d’une heure, voir même deux heures.

Les femmes et l’endurance

Les femmes peuvent peut-être concurrencer les hommes au marathon et ultra-marathon car leur corps est fait pour accoucher. Ce corps est donc parfaitement préparé à l’endurance, à des épreuves longues.

Bon, les hommes doivent être préparé aussi puisqu’ils faisaient le « persistent hunting » (courir après un animal jusqu’à ce qu’il tombe d’épuisement). Mais bon je ne connais pas beaucoup d’hommes qui chassent en courant aujourd’hui, par contre des femmes qui accouchent oui :-) .

 


Un commentaire sur “Qu’est-ce qu’un accouchement et un marathon ont en commun?”

  1. Ursula

    Super bien écrit. Bravo Thesi!


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